Il s'agit de donner à la négociation qui s'ouvre une dynamique particulière – puisque enfermée dans un temps court et un lieu unique.

Une médiation ne doit pas s’éterniser, ne serait-ce que pour ne pas encourager une stratégie dilatoire de l’une ou l’autre partie, ce qui serait une négation de la vraie médiation.  De ce point de vue,  le Centre EQUI-T considère qu'il est de sa responsabilité de veiller à maintenir une dynamique de discussion, quitte à mettre si nécessaire un terme anticipé à une médiation qui s'enliserait.

Chaque participant doit être pleinement conscient des enjeux de cette journée et notamment du risque de se quitter en fin de journée sur un non-succès.

Après une première réunion plénière avec toutes les parties, au cours de laquelle il est rappelé les principes essentiels de la médiation (indépendance du médiateur, confidentialité absolue des échanges, etc.), le médiateur va très vite entamer des discussions séparées et confidentielles avec chaque partie (on parle alors de « caucus »), chacune des parties étant alors isolée dans une salle séparée.

Tout ce qui pourra être révélé au médiateur dans un de ces caucus sera traité par lui comme étant d'une confidentialité absolue, sauf à ce qu’une partie l’autorise expressément à y déroger dans l’intérêt de la négociation.

Le médiateur va ainsi alterner les caucus avec chacune des parties.

Au cours de la journée, le médiateur pourra être amené à proposer d’autres réunions plénières, par exemple pour faire un point d’étape. Il pourra aussi proposer de réunir directement les parties en personne, en dehors de leurs avocats, ou au contraire de se réunir avec les seuls avocats, hors la présence de leurs clients.

Il reste qu'un processus de médiation doit être avant tout très pragmatique, et qu'il n'y a donc pas de règle absolue.

La solution se dessinera progressivement dans cette alternance de discussions séparées et de réunions plénières, et où le médiateur, sa personnalité, ses compétences ainsi que le degré de confiance qu’il aura su inspirer joueront à l’évidence un rôle central.

Dès que les conditions d’un accord seront réunies - et ce au plus tard en fin de journée, les parties devront en conclusion et avant de se quitter convenir des modalités pratiques de formalisation de cet accord.

Au final, notre journée-type de médiation pourrait être rapprochée de l'organisation d'une pièce de théâtre classique : unité d'action, unité de temps et unité de lieu,  et pour finir son dénouement.